La méthode de sélection des échantillons est constante d’une année à l’autre :

Les critères sont les suivants :

  • Vins rouges du millésime en fin de vinifications
  • Echantillons analysés entre début novembre et début décembre
  • Glucose-fructose < 4.5 g/L
  • Acide L malique < 0.5 g/L

Une seule des analyses des cuves analysées plusieurs fois pendant ce laps de temps est si possible conservée.

Un test de Grubbs est utilisé pour éliminer les valeurs aberrantes, paramètre par paramètre. Le nombre total d’échantillons pris en compte est compris entre 1300 et 2700 suivant les années.

TITRE ALCOOMETRIQUE VOLUMIQUE ACQUIS 

Le millésime 2018 est comparable au millésime 2017 pour ce paramètre :

  • faible proportion (10%) de vins présentant un degré inférieur à 13% contre 35% en 2014, 13% en 2015, 20% en 2016.
  • forte de proportion (plus de 50%) de vins présentant un degré supérieur à 14%, contre 19% en 2014, 41% en 2015, 29% en 2016.
  • plus de 10 % des vins ont un degré supérieur à 15 %, contre 2% en 2014, 7% en 2015 et 4% en 2016.

 ACIDITE VOLATILE 

De même que pour le Titre Alcoométrique Volumique, la répartition des vins en fonction de leur acidité volatile est proche de celle du millésime 2017. Moins de 20% des vins ont une acidité volatile supérieure à 0.50 contre 25% à 30% les années précédentes.

ACIDITE TOTALE 

Pour ce paramètre en revanche les choses sont différentes, le millésime 2018 se rapproche plus du millésime 2015, plus de 30% des vins ont une acidité totale inférieure à 3 g H2SO4/L, contre 17 % en 2017, 8% en 2014, 14% en 2016 et 16% en 2017. A contrario 3% des vins seulement ont une acidité totale supérieure à 3.7 g H2SO4/L contre 25% en 2014, 19% en 2016 et 7% en 2017.

pH

Le pH est une caractéristique de ce millésime : 61% des vins ont un pH supérieur à 3.70, contre 22% en 2014, 47% en 2015, 23% en 2016 et 43% en 2017. Cette tendance était visible dès les premiers contrôles de maturité, mais la différence avec le millésime 2017 était moins marquée à ce stade.

INTENSITE COLORANTE

Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre au vu des degrés, les intensités colorantes sont un peu moins élevées qu’en 2017, 61% des vins ont une intensité colorante supérieure à 7.0, contre 41% en 2014, 62% en 2015, 70% en 2016 et 77% en 2017.

DO 280

La proportion de vins présentant une DO280 supérieure à 45 est de 90% c’est-à-dire qu’elle est comparable à celle rencontrée en 2017 (95%), 2016 (91%) et 2015 (93%) contre 56% seulement en 2014. On notera toutefois que la proportion de vins présentant une teneur en polyphénols supérieure à 60 est de 33% ce qui est inférieur à celles rencontrées en 2015 (48%), 2016 (44%) et 2017 (39%), contre 11% en 2014.

CONCLUSIONS

Ces résultats confirment que malgré des degrés élevés prouvant une bonne maturité pulpaire lors de la récolte, le potentiel qualitatif du vignoble ne s’est pas exprimé autant qu’en 2015 ou 2017, certainement à cause des dégâts causés par le mildiou et la sécheresse.

La majorité des vins ont des pH élevés demandant des mesures rigoureuses de conservation, concernant notamment, l’hygiène du matériel et la surveillance des S02 actifs

Ce millésime reste toutefois un millésime de qualité avec des intensités colorantes et une teneur en polyphénols élevées.

Christine Daverede

Responsable Qualité

E mail: c.daverede@laco-laboratoire.com